Normalement, j’aurai dû quitter la Kabylie puisque mon temps de coopération était achevé. Mais les Pères m’invitèrent à rester un an de plus
sachant que leur école allait être fermée au terme de l’année. Et comme la Kabylie m’avait envoûté, j’acceptai sans réserve d’y accomplir une troisième année, au grand dam de mes parents qui
voyaient s’éloigner une fois de plus leur fils unique.
Le Père Malmenède remplaça le Père Bladt et je restai le seul français enseignant accompagné de Nacer, un arabisant. Nous n’étions plus que
trois. Aussi cette année-là fut un grand moment d’imprégnation culturelle et folklorique.
Pour briser un peu ma solitude, des étudiants du village m'invitèrent à passer quelques week-ends à la cité universitaire de El-Harrach et à partager leurs moments de détente qui consistaient
surtout à chanter et danser autour d'une guitare. C'est par ce biais que j'allais faire connaissance avec des artistes kabyles comme Nouara, Hassan Abassi ou bien Idir qui débutait à Ben-Aknoun.
Je découvris que j'aimais beaucoup cette musique qui, par certains côtés, se rapprochait de la musique bretonne.
Par Le Breton des Ouadhias
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En 1971-72, j’enseignais dans deux classes de CM 1.
Cette année-là, André rejoignit le poste de Taguemount pour faire équipe avec Gérard et Robert. Je restai donc avec Paul.
Nous continuâmes à nous rencontrer régulièrement.
Il nous arrivait parfois de faire des rencontres de foot dans l’un ou l’autre poste et bien sûr, c’était toute une expédition pour mes élèves
puisqu’il fallait descendre dans la vallée, traverser l’oued et gravir la pente opposée avec la surprise possible de rencontrer un sanglier.
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Après le petit déjeuner, Robert me conduisit aux Ouadhias.
Si les deux communes sont proches à vol d’oiseau, par la route la distance est nettement plus grande.
Cependant on a tout le loisir d’apprécier le paysage qui varie un tant soit peu à chaque détour de la route qui évidemment monte et descend au gré des dénivellations.
Après avoir dépassé les Ouadhias-Centre située en plaine, nous empruntâmes sur la gauche une piste tortueuse et pentue qui nous emmena jusqu’au village d’Aït-Berdjal, petit village très resserré
en forme de cône.
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